vendredi 8 avril 2016

Nuit debout. Rennes et Laval : il se fait huer après avoir ramené un tabouret


Un tabou-ret
Jeune étudiant en arts du spectacle à Rennes II, Zacharie souhaite néanmoins participer au mouvement social de La nuit debout qui gagne de plus en plus la province, touchant même les villes moyennes. Pour Zach', la Loi travail ne doit pas passer. Malheureusement depuis deux semaines, il souffre d’un lumbago suite à un déménagement trop intensif : "On avait fait la fête la veille, j’ai porté un meuble qui n’était pas d’Ikea, donc bien plus lourd que prévu, je n’ai pas plié les genoux avant de le soulever. Cela n’a pas loupé…"



"Moi ça fait 3 nuits de suite que je m’assois en tailleur sur le parvis"

Zacharie décide donc d’apporter un tabouret pour reposer ses douleurs lombaires pendant le sitting : "J’ai hésité, mais la douleur était trop forte. Je me rends compte maintenant que je n’aurais pas dû". A Rennes, à peine arrivé sur l’esplanade Charles De Gaulle certains commencent à se poser des questions : "Je pensais qu’il allait parler au mégaphone" confie une jeune militante : "En en fait, il s'est posé dessus. Moi ça fait 3 nuits de suite que je m’assois en tailleur sur le parvis et que la journée je dors sur le clic-clac d’un pote qui me drague tous les jours en me proposant des massages. C’est super pas respectueux pour les vrais militants".  
 
Repoussés par les manifestants rennais, il tente de se rattraper en se tournant vers  La nuit debout de Laval. Ce jeudi, ils étaient 30 personnes selon Le Courrier de la Mayenne, 40 selon le Ouest-FrancE, 50000 personnes dans son lit selon la Police. (Christopher Guéna de La Mayenne on adore attend de savoir ce qui sera le plus judicieux de copier-coller comme chiffre depuis son appartement de Vincennes.)

Zaccharie cache son tabouret derrière la statue du Roi ubu et tente de se reposer de temps à autre en se mettant une pochette chauffante, mais ses allées-venues ne passent pas inaperçues. Il sera exclu du mouvement manu militari et retourna se coucher chez lui sur son oreiller à mémoire de forme, déçu de ne pas avoir pu soutenir davantage le mouvement.

Daphné, militante lavalloise commente son passage houleux : "On accepte tout le monde ici, peu importe les origines, les choix politiques, les orientations sexuelles, mais les mecs en tabouret…ça JAMAIS !"

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