mardi 30 décembre 2014

Il n’a jamais été au mauvais endroit et au mauvais moment.


Julien Dupasdeu, avec une chemise rose
Incroyable histoire que celle de cet homme vivant dans le département de l’Orne. Il ne lui ai jamais rien arrivé de particulier. Aucune des catastrophes qui a touché notre planète, qu’elles soient naturelles ou causées par l’Homme, n’a heurté le quotidien de Julien Dupasdeu. Témoignagne :

« Au début, bon c’était normal, je suis né en 1983, aucune des catastrophes ayant eu lieu avant ma naissance ne m’ont posé problème. Puis, peu à peu, j’ai remarqué que malgré les attentats, les inondations, les Tsunamis, même les sanglants accidents de voiture, je n'ai jamais été inquiété par le hasard ».  

Preuve à l’appui, Julien feuillète  son agenda, il a tout noté scrupuleusement :

« Alors...Catastrophe de Furiani en 1992? J’étais chez ma Grand-mère, on fêtait l’anniversaire de Papy. Attentat de 1995 à la station St Michel ? Je faisais du vélo chez mon tonton Raymond. 11 septembre 2001 ? J’étais tranquille chez Carrefour à profiter d’une promo sur les Poires de Basse Normandie. J’aime bien acheter local, c’est bon pour la nature. »

Aujourd’hui, ironie du sort, Julien Dupasdeu travaille pour les assurances AXA. Quand un client lui demande si les assurances qu’il vend sont fiables, il répond qu’il n’a jamais eu de problème avec...

Julien est aujourd’hui âgé de 31 ans, il est marié et à 2 enfants qui ont des bons résultats scolaires. Il gagne bien sa vie et habite à 30 kilomètres de son village d’origine dans un pavillon à Alençon. Tous les dimanches, ils jouent au foot avec le club de son quartier. Il semble avoir dépassé le cap de n’avoir rien d’exceptionnel à raconter.

« Je ne sors plus et n’invite plus d’amis à la maison sans que ma femme soit présente. Au bout d’un ¼ heure, j’ai plus rien à raconter, que des histoires banales du quotidien. Il ne m’arrive jamais rien, du coup je n’ai pas beaucoup de conversation. »

Julien avoue néanmoins que cette "chance" du quotidien commence à lui peser. Il nous souffle à demi-mot : « Putain les mecs, je me fais chier à un point vous pouvez pas savoir. Je me tirerais bien une balle dans la tête, mais ce serait encore les autres qui auraient un truc à raconter, c’est pas juste… »

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