jeudi 20 novembre 2014

Le soldat inconnu va enfin avoir un nom.


                  
Barbecue d'anciens combattants en 1921


« Non mais c’est vrai au bout de presque 100 ans, va peut-être falloir qu’on se bouge le cul à lui trouver un nom ». Ce sont les propos de Augustin Thin, arrière petit fils d’Auguste Thin, soldat chargé de récupérer le corps du « soldat inconnu ».

L’Histoire remonte à 1920. A la demande des familles, huit corps de soldats ayant servi sous l'uniforme français ont été exhumés dans les huit régions où s'étaient déroulés les combats les plus meurtriers. Cependant, ils oublièrent de prendre les pierres tombales, le temps de revenir sur leur pas, la DDE avait déjà embarqué les précieux objets d’identification. « Pépé a tiré une de ses tronches il paraît. Allez différencier un macchabée d’un autre, à l’époque Les Experts passait pas à la télé, ni NCIS, donc pas de possibilité de les différencier ».

Par chance, vu l’état de décomposition des corps, les familles n’y virent que du feu. Sauf une qui visiblement ne se serait pas laisser duper. Celle-ci aurait trouvé curieux de trouver un casque à pointe sur la tête du soldat victime de la barbarie teutonne. « Pourtant le gars avait le symbole de la cigogne sur lui, c’était un Alsacien, donc un Français c’est sûr… »

Ne voulant pas laisser le pauvre individu dans l’indigence, les autorités de l’époque décidèrent de lui trouver un emplacement temporaire. Auguste Thin avait pensé au Panthéon, mais celui-ci était réservé aux hommes ayant eu un passé victorieux. L’Arc de Triomphe semblait être un bon compromis. « La ptite flamme ? Une manière de pas oublier de lui retrouver un nom. A l’époque les post-it n’existaient pas. Pépé habitait 12 avenue des Champs Élysées, en passant devant pour aller au boulot il était sûr d’y penser ». Mais de procrastination en procrastination, le vieux Auguste ne tint pas parole.

A l’approche du centenaire de la fin du conflit, les associations d’anciens combattants ont enfin tranché. Le soldat inconnu se nommera dorénavant « Michel Martin ». Ces nom et prénom réunis forment l’homonyme le plus courant en France, il y a donc statistiquement plus de chances de lui redonner son véritable nom. Mais le petit fils d’Auguste Thin veut aller plus loin et souhaite retrouver les descendants de ce patriote de la IIIème République : « On a retrouvé récemment une photographie dans une poche cachée de son veston gris. Il posait devant le Reichtag avec une femme blonde à couettes." On tient une piste…

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